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Sarkozy déterminé à tenir son cap et ses engagements de campagne

A quatre jours des législatives, Nicolas Sarkozy souligne, dans sa première interview depuis son accession à l'Elysée, ponctuée d'annonces précises, qu'il entend tenir son cap et ses engagements de campagne.



Le Président de la République français Nicolas Sarkozy, le 6 juin 2007 à Rostock en Allemagne ©AFP/DDP - Michael Urban
Le Président de la République français Nicolas Sarkozy, le 6 juin 2007 à Rostock en Allemagne ©AFP/DDP - Michael Urban
Modernisation du pays, approfondissement de l'ouverture politique, fin des "parachutes dorés", maîtrise de la dépense publique, 14 juillet innovant, réflexion sur la proportionnelle...M. Sarkozy, qui s'était présenté comme le candidat de la "rupture", multiplie les propositions dans cet entretien à paraître jeudi dans le Figaro.

"Tout dire avant pour tout faire après": cette phrase, qu'il a martelée pendant la campagne présidentielle, le chef de l'Etat entend la mettre en pratique.

Quasiment tout de ce qu'il annonce dans cet entretien publié dès mercredi soir sur le site lefigaro.fr, figurait dans le projet du candidat Sarkozy.

Alors que son ouverture vers le centre et la gauche a été très sévèrement jugée par ses adversaires socialistes et centristes, le chef de l'Etat dit vouloir l'approfondir, "si l'occasion se présente", après les législatives.

Il devrait donc proposer à d'autres personnalités classées au centre et à gauche de rejoindre dans son gouvernement ceux de ses anciens opposants qui l'ont rallié (notamment le socialiste Bernard Kouchner et l'UDF Hervé Morin).

M. Sarkozy redit qu'il veut doter l'opposition d'un "statut". Il veut aussi lui voir confier la présidence de la Commission des Finances de l'Assemblée - proposition devant laquelle renâclent des caciques UMP.

"Parce que les changements seront forts, j'ai besoin d'une large majorité", explique le chef de l'Etat, avant un scrutin crucial pour lui.

"Rien n'est gagné, rien n'est joué", assure le président qui engage "tous les responsables de la majorité à se battre jusqu'à la dernière minute", comme il l'a fait avant les 22 avril et 6 mai.

Autre promesse que M. Sarkozy entend mettre en oeuvre: l'introduction d'une "dose minoritaire" de proportionnelle aux législatives. Il réunira pour en discuter "toutes les formations politiques représentées à l'Assemblée, au Sénat et au parlement européen", y compris donc le Front national, qui a sept représentants à Strasbourg. "Au nom de quoi l'écarterai-je, dès lors qu'il a des élus?", argumente M. Sarkozy.

La fin des "parachutes dorés", qui avaient scandalisé à droite et à gauche, et bien au-delà des cercles politiques, est annoncée par le président: "pas de performance, pas de prime".

Il veut une loi liant "l'existence des primes de départ - qui devront être votées par l'assemblée générale des actionnaires - à la performance du dirigeant remercié".

Le président a tenu à rassurer les partenaires européens de la France, inquiets des risques de dérive du déficit public français, au vu des premières mesures fiscales annoncées par Paris: "la France respectera ses engagements européens en matière de maîtrise des dépenses publiques".

Autre signe de "rupture" avec le précédent quinquennat: il invitera, pour le défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées, ds soldats de tous les pays de l'Union européenne".

La traditionnelle garden-party sera consacrée "aux victimes" et la non moins traditionnelle interview du président sera remplacée par une conférence de presse, "un peu avant" la fête nationale.

Comme on lui demande s'il avait eu un contact avec Jacques Chirac depuis son départ, son successeur à l'Elysée répond d'un simple "non".

Jeudi 7 Juin 2007 - 09:30
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Rédigé par Source : AFP Tous droits réservés le Jeudi 7 Juin 2007

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