Ségolène Royal veut contribuer à la création d'une 'opposition neuve'

Ségolène Royal a affirmé vendredi qu'il y avait "beaucoup de choses, à repenser, à restructurer, à réinstaller" au PS pour créer "une opposition neuve", ajoutant qu'elle avait "bien l'intention d'y contribuer".



Ségolène Royal le 7 juin 2007 à Lille ©AFP - Denis Charlet
Ségolène Royal le 7 juin 2007 à Lille ©AFP - Denis Charlet
L'ex-candidate du PS à la présidentielle a plaidé sur France Inter pour "une opposition neuve qui repense sa façon d'exister et d'agir", "une opposition subtile" aussi. Ségolène Royal a ajouté que face "à chaque projet de droite, il faudra un contre projet pour préparer l'alternance future".

Elle a déploré le manque de soutien de certains socialistes, qui "a fait beaucoup de dégâts". "Cela démontre qu'une organisation politique doit aussi être une organisation disciplinée. Pour qu'elle soit disciplinée, il faut que les militants aient le temps de faire un choix clair avec des arbitrages politiques. Cette clarification est absolument nécessaire", a-t-elle dit.

Réaffirmant qu'elle "s'adaptait au calendrier" du PS, qui prévoit un congrès en novembre 2008, Ségolène Royal a indiqué être "candidate d'abord à un travail qui va permettre aux militants de se prononcer sur un projet politique". La question du poste de premier secrétaire du parti, "cela se fait dans un second temps", a-t-elle dit.

Interrogée un peu plus tard par un auditeur sur l'hypothèse d'un congrès dès juillet 2008, Mme Royal a indiqué ne pas être "contre le fait d'aller assez vite". "S'il y a un accord majoritaire global pour que les discussions s'engagent vite et que le choix de la ligne politique se passe assez rapidement, j'y serai favorable", a-t-elle dit. Toutefois, a-t-elle observé, "un certain nombre de socialistes" mettent en garde contre "le risque d'un débat assez vif avant les élections municipales" de mars 2008.

Ségolène Royal a assuré être dans "la logique du rassemblement". "Je n'entrerai pas dans des batailles d'appareil, des conflits de personne. Cela, j'ai donné", a-t-elle dit. François Hollande a indiqué qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat de premier secrétaire en 2008. Elle a jugé "excellent" son bilan, car "sans lui, le PS n'existerait peut-être plus".

Jeudi, Mme Royal avait indiqué qu'elle présenterait pour la première fois sa "propre motion" au Congrès du PS prévu en 2008, et qu'elle aurait brigué la succession de François Hollande à la tête du parti si ce dernier avait démissionné dans la foulée de la présidentielle.

Elle s'est présentée explicitement comme candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, en annonçant son implication dans le prochain congrès du parti. François Hollande, sur qui pleuvent les coups depuis l'échec à la présidentielle, a réitéré jeudi qu'il souhaitait rester numéro un du PS jusqu'au prochain congrès, prévu pour 2008, justifiant son maintien par le fait qu'il dispose de "la confiance des adhérents".

Dévoilant un peu plus ses ambitions, Ségolène Royal a affirmé que "s'il avait démissionné, (elle aurait) été candidate" à la succession de son compagnon. Mais, a-t-elle ajouté dans une formule étrange: "Je m'adapte dans une attitude consentante". Dimanche dernier, elle avait dit déjà: "Je n'exclus rien et je ne m'interdis rien", sur son éventuelle candidature.

Après la présidentielle, Mme Royal avait semblé souhaiter que le congrès soit avancé afin de permettre une désignation du (ou de la) candidat(e) "rapidement après les législatives". Ce qui lui donnait l'avantage.

Vendredi 8 Juin 2007 - 11:14
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Rédigé par Source : AFP Tous droits réservés le Vendredi 8 Juin 2007

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